Vagabond à la tunique verte

De Abrawiki
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On l'appelait le Chevalier Silencieux, ou le Vagabond à la Tunique Verte. Il ne frappait jamais aux portes. Il n'attendait pas d'invitation. La légende dit que les portes s'ouvraient d'elles-mêmes devant son aura.

Les témoins de l'époque racontent tous la même scène, aussi effrayante qu'incompréhensible. Le guerrier pénétrait dans l'habitat, le regard fixe, soumettant les habitants à  celui-ci. Ces derniers ne pouvaient alors s'empêcher de déblatérer la première chose leurs venant à l'esprit : "J'ai manger de la soupe, maman dit que ça fait grandir", "Pitié, n'allez pas dans le hangar à poterie", "J'ai trouvé un super coin de pêche hier, mais j'y ai perdu ma canne".

Une fois ce funeste rituel accomplie, il se tournait alors vers son objectif final.

Il ne marchait pas vers les jarres posées au fond de la pièce ; il s’élançait.

D'un mouvement fluide, défiant la gravité, il se jetait au sol, s'enroulant sur lui-même. C'était la Roulade Sacré. Au moment précis de l'impact avec la céramique, il poussait son unique cri de guerre, un son bref et perçant qui résonnait tel un coup de tonnerre : « HYAA ! »

Ce n'était pas un simple cri. Les anciens raconte que c'était une incantation capable d'invoquer la fortune. Au contact de son épaule et au son de sa voix, les pots n'éclataient pas simplement ; ils délivraient des rubis de multiple couleur.

Crac ! Une jarre centenaire en miettes.

Bang ! Le vase de la grand-mère pulvérisé.

Et tout aussi vite qu'il était entré, le Vagabond Vert se relevait, ramassait le butin d'un geste vif, et repartait en courant vers la porte, sans un regard en arrière, sans un mot d'excuse, prêt à "sauver" la maison voisine.